Isolation phonique ou acoustique : Guide complet, prix, tarif pose

Isolation phonique ou acoustique : Guide complet, prix, tarif pose

Isolation phonique ou acoustique : Guide complet


Habiter une maison bordant une route fréquentée, c’est subir des bruits tout au long de la journée. Vous pouvez aussi vous exposer à la nuisance sonore qui émane de l’usine d’à côté. Parfois, le dérangement vient des voisins, voire des autres pièces de votre appartement. Voilà pourquoi l’isolation phonique ne doit pas se séparer des étapes de construction d’un logement. Même si l’habitat date de la décennie ou du siècle précédent, l’insonorisation pour améliorer le confort acoustique reste possible. Avant de vous engager dans des travaux d’isolation phonique, vous devez tout savoir sur le sujet !


Isolation phonique : de quoi s’agit-il ?

Isoler une résidence s’avère indispensable en vue d’assurer le confort de toute la famille demeurant sous le même toit. On parle souvent d’isolation thermique, mais également d’isolation acoustique ou phonique. Qu’entend-on par isolation phonique ou insonorisation ? Il s’agit d’un ensemble de procédés qui vise à affaiblir, ou même supprimer les nuisances sonores. Les méthodes utilisées permettent alors d’empêcher la propagation des bruits venant de l’extérieur vers l’intérieur de la maison.

De plus, l’isolation acoustique réduit la diffusion des pollutions sonores entre les pièces d’un même bâtiment. Isolation phonique ou isolation acoustique sont à peu près les mêmes systèmes. Néanmoins, une légère dissimilitude se remarque. Le terme phonique s’adresse plutôt aux bruits de voix. Tandis que l’isolation acoustique fait référence à l’ensemble des bruits possibles.


Les divers types de bruits

Réaliser une isolation phonique ou acoustique consiste à traiter les bruits. Pour réussir le projet d’insonorisation, il est utile de connaître les catégories de bruits existants. On distingue les bruits solidiens, connus également comme bruits d’impact, les bruits aériens et d’équipements.


Bruits d’impact

La structure de construction transmet ce type de bruit. Le choc direct émet des vibrations à travers les pièces. Il peut s’agir des impacts d’un phénomène extérieur. Le passage d’un train cause du bruit dans la maison qui se trouve tout près. La résonance des pas fait aussi partie des bruits d’impact ou solidiens. Un objet qui tombe dans une pièce supérieure provoque un dérangement dans la pièce d’en bas.


Bruits aériens

Comme son nom l’indique, le bruit aérien est transmis dans l’air. Il peut provenir de l’extérieur de la maison. Les animations, la musique et les clameurs dans la foire organisée sur l’esplanade du quartier arrivent parfois dans la chambre. La télé du living, allumée à un volume élevé, peut être entendue dans la bibliothèque. Les bruits transitent via les interstices des pièces et de la maison en général.


Bruits d’équipement

Certains équipements d’un logis, dont les tuyaux d’eau, les chaudières et le système de ventilation, transmettent des bruits de l’extérieur de la maison à l’intérieur ou d’une pièce à une autre.


Isolation phonique ou acoustique : que dit la loi ?

La législation française prend en compte les questions de confort acoustique depuis des décennies. Après la NRA de 1996, des améliorations et compléments de règles ont permis de mettre à jour la loi sur l’isolation phonique.


Nouvelle Règlementation Acoustique (NRA) depuis 1996

Depuis le début de l’année 1996, les propriétaires de logements sont soumis à la NRA. La règlementation concerne les bâtiments neufs. Elle met en place une évaluation des mesures d’isolation liées au logement. À la fin du chantier, la loi exige le contrôle de l’état d’insonorisation. La vie d’une famille dans une maison individuelle n’est pas la même que celle d’une autre, occupant un logement collectif. Les expositions au bruit ne s’alignent pas au même rang.

Dans un logis indépendant, l’isolation aux bruits extérieurs reste la seule exigence de la loi. Les propriétaires doivent isoler leurs maisons de la pollution sonore extérieure. Ainsi, il faut des ouvertures et façades antibruit aériennes pour ne pas subir les désagréments sonores causés par les trafics routiers ou par le brouhaha des passants.

La Nouvelle Règlementation extérieure n’impose pas les travaux d’isolation phonique liés aux planchers et aux cloisons. Par contre, les maisons mitoyennes s’exposent à des isolations concernant la transmission de bruits entre les logements. Les bruits d’équipements et les bruits d’impacts ne doivent en aucun cas déranger les autres. Une construction de maisons jumelées doit à la fois respecter l’isolation aux bruits aériens et celle aux bruits solidiens. Les logements collectifs suivent les mêmes règles que les maisons mitoyennes.

  • Compléments des règles juridiques de l’année 2000

Les bâtiments neufs ne restent pas les seuls à subir la loi sur l’isolation acoustique. Les maisons existantes, comme les nouveaux logements, sont soumises à des règles sur le niveau d’isolation accepté. Les occupants des habitats endurent les désavantages des bruits aériens intérieurs. La loi impose alors une isolation avec 53 dB au minimum. Les bruits provenant de l’extérieur sont souvent les plus dérangeants. Ainsi, il faut au moins une isolation acoustique à 30 dB. Les bruits solidiens se limitent à 58 dB.

Les règlementations nationales exigent une amélioration des travaux d’isolation dans les espaces communs. Cela concerne les escaliers, les couloirs et les halls des habitations collectives. Il faut réaliser des travaux d’isolation empêchant les bruits d’équipements de se diffuser. Les propriétaires doivent alors considérer le VMC et les chauffages. Les pièces à vivre méritent plus d’isolation aux bruits d’équipements individuels.

  • Modification du 23 juillet 2013

Les législateurs apportent une amélioration de la NRA 1996, en 2013. L’arrêté touche les règles concernant les nouvelles constructions. Les logements neufs implantés près des axes ferroviaires et routiers très fréquentés doivent respecter un certain niveau d’isolation. Les zones se répartissent en 5 catégories.

La première classe, la plus polluée en matière sonore, subit un niveau d’exposition aux bruits supérieur à 81 dB. Elle nécessite des habitats à façades isolées à 45 dB au minimum. La deuxième catégorie dispose d’un niveau sonore de 76 à 81 dB. L’isolation de la façade doit correspondre au moins 42 dB. Pour un bâtiment situé dans un environnement de 70 à 76 dB, l’isolation minimum est de 38 dB. Il s’agit de la troisième catégorie. La quatrième classe s’expose à un niveau sonore de 65 à 70 dB. Il faut une isolation minimum de 35 dB dans cette zone. La catégorie la plus calme, avec un niveau sonore de 60 à 65 dB, nécessite une isolation phonique de 30 dB.

  • Zones particulièrement exposées : des règles spécifiques

Les règlementations de 2016 considèrent les habitations situées dans les zones subissant de graves pollutions sonores. Les zones concernées sont, entre autres, les quartiers environnant les autoroutes et les aéroports. Les logements près des voies ferrées font partie de cette classification. Avec le Plan de Gêne Sonore, les isolations acoustiques doivent être de 38, 35 ou 32 dB, selon les zones touchées.


Isolation phonique : que dit la science ?

Des lois scientifiques régissent la transmission des sons et de tous les bruits. Quelles sont les découvertes physiques qui permettent de maximiser votre confort à la maison ?


Loi de masse

Un matériau lourd affaiblit le transfert des ondes acoustiques plus qu’un autre de faible masse. Telle est la loi de masse. Pour mieux l’expliquer, les bruits se transmettent plus facilement avec une paroi en briques. Il en est de même pour les constructions en carreaux de plâtre. Par contre, le béton de même épaisseur garde la pièce plus isolée. En augmentant la masse de la paroi, vous vous assurez que les nuisances dues au bruit diminuent de 5 à 6 dB. Cette élévation de poids se réalise de plusieurs manières, par le doublage de l’épaisseur, par exemple. Les techniciens d’isolation utilisent alors la loi de masse pour isoler un bâtiment. La technique n’est pourtant pas applicable avec tous les projets. Lorsque les fondations de la construction ne sont pas assez résistantes, il ne faut surtout pas choisir des matériaux plus lourds.


Loi masse ressort masse

Si la loi de masse impose la solidité des fondations, critère non respecté dans plusieurs chantiers, la loi « masse ressort masse » remplace la technique. Entre deux matériaux solides, on intègre un isolant flexible. En cas de choc, les ondes forment des vibrations. Celles-ci passent par la paroi. Toutefois, elles sont ensuite absorbées par la couche d’isolant. En arrivant à la seconde masse, les vibrations s’amortissent considérablement. La disposition de « masse ressort masse » apporte une baisse de nuisances sonores de 6 à 8 dB.


Isolation acoustique performante : quels endroits de la maison isoler ?

Le sol, le plafond, les cloisons et les murs sont à isoler pour une bonne insonorisation du logement. Les bruits passent aussi par les portes et fenêtres. Oublier d’isoler les équipements cause des gênes sonores à l’intérieur même des pièces.


Isoler le sol

La pièce de l’étage supérieur sert-elle aux activités dédiées à vos enfants ? Les meubles doivent-ils être tout le temps déplacés ? Est-ce un endroit très fréquenté et les bruits de pas deviennent dérangeants ? L’isolation du sol reste le meilleur moyen pour minimiser les désagréments causés en bas. Vous pouvez installer un tapis épais afin de diminuer les bruits d’impacts. Une moquette permet de dissiper les résonnances de pas. Ces solutions ne résolvent pourtant pas les gênes liées aux bruits aériens, comme la musique qui traverse facilement les interstices. Un revêtement flottant s’avère plus efficace. Au-dessous du revêtement, il faut installer une couche d’isolant. Épaisse, la couche minimise aussi bien les bruits aériens que solidiens. À part le revêtement en parquet, la technique convient à une dalle de béton. Seulement, cette dernière option nécessite des travaux plus ou moins importants.


Isoler le plafond

S’il est impossible pour le propriétaire de procéder aux travaux d’isolation liés au sol, il peut agir sur le plafond. L’usage du « sous-plafond collé » constitue une solution rapide et facile. Il suffit de se servir d’un pistolet à mastic pour coller l’isolant au plafond. La colle acrylique du pistolet doit convenir au matériau utilisé. La plaque de mousse fait partie des couches d’isolant les plus courantes. Le sous-plafond collé semble simple à installer, mais assure malheureusement moins de performance. Pour des résultats plus marqués, mieux vaut se tourner vers le faux plafond. Celui-ci est suspendu sur une ossature en métal. Une couche d’isolant en fibre complète le vide de l’ossature. Afin de ressentir moins de bruits d’impact, vous pouvez mettre en place des suspentes anti-vibratiles. Les ossatures longue portée améliorent les résultats d’insonorisation.


Isoler les cloisons et les murs

Les bruits venant des autres pièces peuvent mettre un terme à la tranquillité de la chambre. Ainsi, il est important d’isoler les murs et les cloisons. Vous avez la possibilité de poser une contre-cloison insonorisant. Pour ce faire, une couche d’isolant et une nouvelle cloison (briques ou plâtre) sont nécessaires. Le spécialiste intègre l’isolant entre la cloison à isoler et celle qui vient d’être installée. La méthode « sandwich » consiste à recouvrir la couche d’isolant de plâtre sur les deux côtés. Le panneau obtenu de cette manière n’a qu’à être posé contre le mur. Cette technique est appréciée pour sa simplicité. Pour plus d’efficacité, les constructeurs se tournent vers les panneaux sur ossature en bois ou métallique. Le support est fixé sur le plancher et sur le plafond. L’isolant complète le vide sur l’ossature. Des plaques acoustiques favorisent une meilleure isolation des cloisons.


Isoler les portes

Les portes peuvent faire passer le courant d’air. De même, les bruits s’intègrent aussi dans la pièce par cette ouverture. Une isolation acoustique de la porte contribue alors au confort phonique dans un habitat. Pour commencer, le choix du dispositif installé importe beaucoup. Avec des portes pleines, la nuisance sonore a du mal à passer. Mieux vaut alors se pencher sur les entrées sans vitre pour une meilleure isolation acoustique. Bien installée, la porte assure déjà une importante insonorisation. Elle s’avère performante lorsqu’elle est plus lourde. Ici, la loi de masse reste toujours vérifiée.

Surtout pour un logis exposé dans une zone bruyante, la porte principale exige une isolation optimale. Un modèle blindé fera l’affaire. Si vous avez une porte en bois sensible aux bruits, il est possible de mettre en place un isolant adapté. Les plaques de liège conviennent à la face interne de l’entrée. Optez pour une solution économique en ayant recours au rideau isolant et au rail coulissant. Un système de capitonnage s’adapte à certaines portes. La porte intérieure isolée, avec des joints étanches, empêche la transmission des bruits d’une pièce à une autre.


Isoler les fenêtres

Plus que la porte principale, les fenêtres font entrer la chaleur, le froid et surtout les bruits. Il faut alors une isolation acoustique efficace pour ces ouvertures. Avant de choisir le dispositif adapté à une fenêtre, la classification de la zone où est implantée la maison doit être déterminée. La vitre qui convient à une habitation dans un lieu calme n’équivaut pas à celle appropriée dans une zone bruyante.

On considère 6 types de vitrage, de AR1 à AR6. Dans les environnements les plus turbulents, le modèle AR6, avec une insonorisation de 37 dB au moins, doit être utilisé. Tel est le cas des constructions près des autoroutes, des voies ferroviaires ou des aéroports. Si vous avez la chance de demeurer dans un endroit calme, des vitrages de catégorie AR1 suffisent. Ces derniers réduisent les bruits de 25 dB. Des modèles de fenêtres renferment des films en polybutyral de vinyle ou PVB. Les matériaux favorisent l’isolation acoustique et renforcent en même temps le vitrage.


Isoler les équipements

Les bruits venant de l’extérieur ne sont pas uniquement les plus perturbants. Le lave-linge et le lave-vaisselle, utilisés au quotidien, engendrent en général des vibrations qui cassent la tranquillité de la maisonnée. Dans certaines habitations, on entend l’eau des tuyauteries couler. Ces équipements méritent une insonorisation efficace.

La technique d’isolation acoustique des équipements consiste à désolidariser les appareils et outillages de la structure d’ensemble. Des plots anti-vibration placés au-dessous des appareils électroménagers atténuent les bruits de la machine à laver. Une pièce en caoutchouc fera l’affaire. Lorsque l’équipement est mural (chauffe-eau…), il faut poser un isolant entre le mur et l’appareil. Les gaines destinées à recouvrir les tuyauteries réduisent le bruit de l’eau qui coule. Il est possible de se servir de manchons acoustiques.


Quel matériau utiliser comme isolant ?

Les propriétaires voulant isoler acoustiquement leurs demeures se heurtent souvent à un embarras du choix en matière d’isolant. Sélectionner le produit à utiliser ne doit pas se faire à la légère. Le matériau le plus adapté à l’environnement sonore de la construction fera preuve de performance. Mais comment mesurer la qualité d’un isolant ? Ce dernier dispose d’un indice qui jauge son résultat.

Mesure de performance de l’isolant : l’indice du matériau pour insonorisation est exprimé en décibel ou dB. Plus il augmente, plus la matière isolante permet de réduire les bruits venus de l’extérieur. L’indice évalue l’affaiblissement acoustique des bruits aériens. Il mesure également les effets sur les bruits solidiens.


Types d’isolants efficaces

On distingue diverses catégories de matériau isolant. Elles peuvent être minérales, naturelles ou synthétiques.


Isolant naturel

Dans cette catégorie, certaines matières naissent de végétaux tandis que d’autres sont issues d’animaux. Si vous vivez dans une zone qui n’est pas trop bruyante, la performance du torchis, de la laine de coton ou de la paille suffit. Pour de meilleurs résultats, il faut se pencher sur la toiture végétalisée, les fibres de coco ou l’ouate de cellulose. Cette dernière couple l’isolation acoustique avec les effets d’isolation thermique.


Isolant minéral

La laine de verre et la perlite expansée font partie de cette catégorie. La capacité du verre cellulaire, de l’argile expansée et de la vermiculite exfoliée reste à un niveau moyen. Pour une excellente insonorisation, mieux vaut se servir de la laine de roche.


Isolant synthétique

La mousse phénolique figure parmi les matériaux d’isolation acoustique les plus performants. D’ailleurs, cette mousse autorise une très faible conductivité thermique. Elle répond alors à la fois au besoin d’insonorisation et à celui d’isolation thermique.


Isolation acoustique : quels coûts ?

Le prix des matériaux utilisés et le coût des services du professionnel entrent dans les dépenses d’isolation phonique. Vous pouvez aussi mettre de côté la somme nécessaire pour refaire la décoration.


Prix des isolants

Le budget permettant d’acquérir les matériaux nécessaires pour une isolation phonique varie, selon le type d’isolant.

L’insonorisation des cloisons et des murs demande souvent l’usage de laines minérales. Vous pouvez choisir entre la laine naturelle ou la laine de roche. Le chanvre et la fibre de bois conviennent à l’isolation du mur. Pour acquérir les modèles les plus simples, il faut environ 5 euros par m2. Ce prix peut grimper jusqu’à 20 euros le m2.

Plusieurs manières permettent d’isoler le sol. Les coûts engendrés varient, selon les méthodes d’isolation choisies. Pour des techniques plus simples, comme la pose de tapis et de moquettes, les prix restent abordables. Si vous pouvez décaisser plus de budgets, la dalle de béton s’avère plus performante. Il faut environ 50 euros par m2 pour isoler le sol. Les travaux semblent plus simples lors de la construction. Les coûts augmentent lorsqu’il s’agit de rénovation.

Dans les appartements, l’isolation acoustique du plafond contribue beaucoup au confort dans les pièces intérieures. Il est possible d’intégrer des isolants en vrac ou en plaques. Les matériaux synthétiques, comme le polyuréthane ou le polystyrène, s’adaptent aux faux plafonds. Certains choisissent les fibres minérales et végétales. 10 euros par m2 suffisent pour acquérir ces isolants.

Isoler les vitrages s’avère important. Cependant, les travaux doivent s’aligner à la zone d’implantation du bâtiment. Dans un quartier de campagne tranquille, le simple vitrage suffit. Une seule lame constitue la fenêtre. Cette option est la moins chère, avec 50 euros le m2. Pour un logement de ville, où la protection contre le bruit s’impose, le double vitrage devient plus conseillé, du fait de son efficacité. Deux plaques de verre permettent l’insonorisation. Le prix dépasse légèrement celui du modèle simple (environ 60 euros). Dans les zones à pollution sonore élevée, il faut du triple vitrage. Prévoyez une centaine d’euros par m2.


Tarifs de pose

Réaliser l’insonorisation des cloisons, des murs, des ouvertures ou des équipements exige une certaine compétence. À moins que vous ne soyez un bricoleur talentueux et expérimenté, faire appel à un professionnel semble rassurant. Le tarif dépend de plusieurs critères, dont la surface à travailler et le niveau d’isolation voulu. Le type d’isolant influe également sur le coût de la main-d’œuvre. L’isolation traditionnelle nécessite, de nos jours, 30 à 60 euros le m2. Pour une insonorisation totale, le tarif va de 60 à 90 euros. Une porte blindée est installée pour un coût estimé à plus de 550 euros.


Est-il possible d’obtenir des aides financières pour isolation acoustique ?

Les travaux d’insonorisation figurent parmi les améliorations de l’habitat. L’ANAH accorde alors des aides financières aux propriétaires qui réalisent l’isolation phonique, sous certaines conditions. Les demeures environnant les aéroports s’exposent à une importante pollution sonore. Les exploitants des installations de la compagnie sont tenus de verser des aides à l’insonorisation du logement. Certains isolants phoniques n’autorisent qu’une faible conductivité thermique. Dans ce cas, l’isolation devient à la fois efficace au niveau acoustique et thermique. Les aides de l’État foisonnent. Vous pouvez toucher à l’Eco-PTZ ou à une réduction du taux de la TVA. Les crédits d’impôt sont aussi accordés grâce à l’effet d’isolation thermique.


Habitat confortable en matière de sonorité : les astuces

Satisfait d’avoir achevé les travaux d’isolation des murs, du sol, du plafond, des portes et fenêtres ? Pour couronner le tout, quelques idées astucieuses permettent de maximiser l’insonorisation. La peinture antibruit, une de ces merveilles de la science, augmente votre confort. Elle renferme des microbulles qui absorbent les bruits. Un coup de pinceau donne de la fraîcheur à vos murs, mais permet aussi de gagner jusqu’à 15 dB. Outre sa fonction initiale, une jolie moquette est à la fois décorative et absorbante de résonnances. Les meubles imposants réduisent les vibrations dans la pièce. Les rideaux peuvent diminuer les bruits de l’extérieur.

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